Convention collective de la coiffure mise à jour

Une convention collective de la coiffure, c’est quoi ? L’Annuaire Coiffure Pro vous dit tout sur les nouveaux avenants de la convention.

Une convention collective du travail se réfère au droit du travail et établit le statut des employés, ici dans la branche de la coiffure et des professions connexes. La convention collective de la coiffure est issue de négociations entre les représentants des employeurs et les syndicats.

Cette convention collective permet d’ajuster l’application des lois selon le contexte de la profession de la coiffure: spécificité du métier, pénibilité du travail et les conditions sociales afin d’avoir un contrat de travail adapté. La dernière mise à jour de cette convention date de janvier 2014 comprenant un avenant sur le champ d’application.

Vous trouverez ci dessous l’extrait de la convention collective de la coiffure, pour de plus amples détails, veuillez consulter la page Legifrance (convention disponible à télécharger gratuitement sous format pdf).

Convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes du 10 juillet 2006. Etendue par arrêté du 3 avril 2007 JORF 17 avril 2007

Chapitre Ier : Dispositions générales
Application de la convention
Article 1er
En vigueur étendu

Champ d’application
Article 1.1
En vigueur étendu
La présente convention règle les rapports de travail entre les employeurs et les salariés des entreprises et établissements métropolitains ayant une activité de coiffure, c’est-à-dire effectuant tous travaux sur le cheveu naturel et/ou artificiel sur la personne humaine quelles que soient les modalités d’exercice (salons de coiffure, hors salons de coiffure). Sont exclus les entreprises et établissements dont l’activité principale est la fabrication, la vente et l’importation de postiches ou de perruques. Les établissements à activités multiples relèvent de la convention collective applicable à l’activité principale.
La convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes est applicable à l’ensemble du territoire métropolitain, les départements et les régions d’outre-mer et les collectivités d’outre-mer (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon).

Avantages acquis
Article 1.2
En vigueur étendu
Les dispositions de la présente convention ne pourront, au moment où elles s’appliqueront, être la cause d’une réduction des avantages acquis.
Seuls sont considérés comme acquis les avantages consentis librement par l’employeur par le contrat de travail individuel, écrit ou verbal, ou dans le règlement intérieur de l’entreprise. Ne font pas partie du contrat de travail et ne sont donc pas considérés comme acquis les avantages ayant découlé d’une disposition qui s’est imposée aux parties en vertu d’une loi, d’un texte réglementaire ou d’une convention collective, lorsque l’obligation qui en résulte vient à disparaître.
Les avantages relatifs aux salaires consentis essentiellement par une convention collective antérieure, une loi ou un texte réglementaire, à l’exclusion d’un contrat individuel ou d’entreprise, sont acquis en somme et non en conditions de rémunération.

Ils s’apprécieront, pour le maintien du même niveau, de la même catégorie ou du même échelon d’emploi, suivant la formule la plus avantageuse pour le salarié : soit sur la base du salaire brut global versé pendant les 12 mois ayant précédé la date d’application de la présente convention dans l’entreprise, soit sur la base du salaire brut perçu durant les 3 derniers mois écoulés. Si le salaire ainsi calculé est supérieur au minimum conventionnel correspondant au coefficient du salarié, celui-ci devient le salaire garanti au titre des avantages acquis à titre individuel.

Dialogue social
Article 1.3
En vigueur étendu
Le système légal de l’absence d’opposition majoritaire suite à la loi du 4 mai 2004 est retenu comme règle applicable à l’entrée en vigueur des accords conclus dans la branche coiffure.
Pour la détermination du caractère majoritaire, le système légal de majorité en nombre d’organisations syndicales de salariés représentatives sur le plan national est retenu.

Les signataires décident que les accords conclus à un niveau inférieur ou couvrant un champ d’application territorial ou professionnel moins large ne pourront déroger aux dispositions de la présente convention, de ses avenants et annexes, que par des dispositions plus favorables aux salariés.

Commissions
Article 2
En vigueur étendu

Commissions de conciliation
Article 2.1
En vigueur étendu

Commissions régionales de conciliation
Article 2.1.1
En vigueur étendu
Il sera constitué pour chaque région académique une commission composée, selon une représentation égale en nombre, de 2 membres employeurs et de 2 membres salariés au minimum ou bien de 4 membres employeurs et de 4 membres salariés au maximum, adhérents des syndicats affiliés aux organisations signataires ou adhérents de la présente convention.

Les commissions régionales se réunissent à la requête de la partie la plus diligente, formulée au moins 1 semaine à l’avance.
Ces commissions auront à connaître, en vue d’un règlement amiable ou pour avis, de tout conflit collectif ou, facultativement, de différends individuels survenant entre employeurs et salariés, à l’occasion de l’application de toutes les clauses de la présente convention et, plus généralement, de tout problème posé par leur mise en pratique. L’avis de la commission doit être motivé et a une valeur consultative entre les parties.
Les avis rendus devront être communiqués à la commission nationale de conciliation pour information.
Les commissions ainsi créées ne constituent pas d’organes de négociation pour la conclusion d’accords spécifiques régionaux.

Commission nationale de conciliation
Article 2.1.2
En vigueur étendu
Il est institué une commission nationale composée au minimum de 4 membres représentants des employeurs et de 4 membres représentants des salariés, appartenant aux organisations signataires ou adhérentes. Chaque collège devra comporter un même nombre de membres.
La commission nationale se réunira à la requête de la partie la plus diligente formulée au moins 1 semaine à l’avance.
La commission aura à examiner entre autres :
# les conflits collectifs ou, facultativement, les litiges individuels qui n’auront pu être réglés au sein des commissions régionales ;
# le règlement des conflits collectifs de travail se situant hors de la compétence des commissions régionales ;
# la formation des commissions régionales et leur fonctionnement régulier conformément à l’article 2.1.1 ci-dessus.
En accord avec la majorité des membres présents, et en cours de réunion, la commission nationale de conciliation peut à tout moment se transformer en commission nationale paritaire d’interprétation lorsque la conciliation demandée vise l’interprétation de la présente convention collective.

Commission nationale paritaire d’interprétation
Article 2.2
En vigueur étendu
Conformément aux dispositions de l’article L. 132-17 du code du travail, il est institué une commission nationale paritaire d’interprétation dont le but est de donner un avis sur les difficultés d’interprétation de la présente convention.
Elle a la même composition que la commission nationale de conciliation instituée à l’article 2.1.2 de la présente convention.
Le secrétariat de la commission paritaire d’interprétation est assuré par le conseil national des entreprises de coiffure (CNEC).

C’est au siège de ce secrétariat que les organisations représentatives sur le plan national doivent saisir la commission des litiges relatifs à l’interprétation qu’il convient de donner aux dispositions de la présente convention, à charge pour le secrétariat de réunir la commission dans un délai de 1 mois. Les avis délibérés à la majorité des voix par la commission paritaire d’interprétation auront la même force exécutoire que la convention elle-même lorsqu’ils sont incorporés à la convention par voie d’avenant, sur décision de la commission mixte nationale (1).
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions du premier alinéa de l’article L. 133-1 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Commission nationale paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle
Article 2.3
En vigueur étendu
En application de l’accord national interprofessionnel du 10 février 1969, il est institué une commission nationale paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle de la coiffure.

Composition
Article 2.3.1
En vigueur étendu
Cette commission est composée de 2 représentants de chacune des organisations syndicales de salariés représentatives sur le plan national de la présente convention et d’un même nombre total de représentants patronaux.

Réunion
Article 2.3.2
En vigueur étendu
La commission se réunira au moins 3 fois par an.

Secrétariat
Article 2.3.3
En vigueur étendu

Dernière modification du texte le 27 mai 2013 – Document généré le 07 janvier 2014 – Copyright (C) 2007-2008 Legifrance
Le conseil national des entreprises de coiffure (CNEC) assumera la charge matérielle du secrétariat et du fonctionnement de la commission.

Missions
Article 2.3.4
En vigueur étendu
La mission de la commission nationale paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle de la coiffure est celle définie par les articles 5 et 8 de l’accord national interprofessionnel du 10 février 1969. Elle aura donc pour tâche :
# de permettre l’information réciproque sur la situation de l’emploi dans la profession à partir de statistiques concernant les effectifs de chaque spécialité et leur répartition dans chaque catégorie d’emploi ;
# d’étudier la situation de l’emploi, son évolution au cours des mois précédents et son évolution prévisible, en fonction de la conjoncture économique, du progrès technique et des besoins de la profession ;
# de participer à l’étude des moyens de formation, de perfectionnement et de réadaptation professionnels, publics et privés existants pour les différents niveaux de qualification et de rechercher avec les pouvoirs publics et les organismes intéressés les moyens propres à assurer leur pleine utilisation, leur adaptation et leur développement, et de formuler à cet effet toutes observations et propositions utiles ;
# d’examiner, en cas de licenciements généralisés ou collectifs, les conditions de mise en oeuvre des moyens de reclassement et de réadaptation ;
# d’assurer les liaisons nécessaires et de faire toutes les démarches auprès des pouvoirs publics et des organismes intéressés ayant des attributions en matière d’emploi (Agence nationale pour l’emploi, AFPA, APEC, UNEDIC, ASSEDIC, etc.).
Un rapport sera établi, au moins annuellement, sur la situation de l’emploi et son évolution.

Non-discrimination
Article 3 (1)
En vigueur étendu
L’application de la présente convention ne peut entraîner aucune discrimination entre les travailleurs, quel que soit leur sexe ou leur âge. La commission prévue à l’article 2.1.2 aura à connaître de tout différend pouvant naître à ce sujet.
Pour toute mesure concernant le personnel, et notamment pour arrêter une décision d’embauchage, de promotion ou de licenciement, pour prendre des mesures de discipline, pour conduire et répartir le travail, les employeurs s’interdisent de prendre en considération :
# l’appartenance à un syndicat ou à un groupement professionnel ;
# les opinions politiques ou religieuses ;
# des critères d’ordre racial ou ethnique ;
# la nationalité ;
# le sexe ;
# les mœurs ;
# la situation de famille.

Dans les établissements d’au moins 20 salariés, le règlement intérieur devra rappeler les dispositions légales applicables en matière de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, ainsi que les dispositions légales relatives à l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes. (1) Article étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 122-45 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Liberté syndicale
Article 4
En vigueur étendu

Principe de liberté syndicale
Article 4.1
En vigueur étendu
Le droit syndical s’exerce dans le cadre de la Constitution du 4 octobre 1958 et des articles L. 412-1 et suivants du code du travail. Les parties contractantes reconnaissent la liberté, aussi bien pour les employeurs que pour le personnel, de s’associer pour la défense collective des intérêts afférents à leur condition ainsi que la pleine liberté pour les syndicats de poursuivre leurs buts.

Droit syndical dans l’entreprise
Article 4.2
En vigueur étendu
L’exercice du droit syndical est reconnu dans toutes les entreprises conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants du code du travail.

Congé de formation économique, sociale et syndicale
Article 4.3
En vigueur étendu
En vue de faciliter la participation des salariés à la vie syndicale et à l’éducation ouvrière, les salariés et apprentis désireux de participer à des stages ou sessions consacrés à la formation économique, sociale et syndicale ont droit, sur leur demande et conformément aux articles L. 451-1 et suivants du code du travail, à un congé non rémunéré (il sera rémunéré dans les entreprises d’au moins 10 salariés) de 12 jours ouvrables par an, sous réserve que cette absence ne perturbe pas l’organisation du travail et la bonne marche de l’entreprise. Tout refus éventuel du congé par l’employeur devra être motivé. Ce refus pourra être contesté devant le conseil des prud’hommes (1). Ce congé est porté à une durée de 18 jours lorsque le salarié est appelé à exercer des responsabilités syndicales ou à animer des stages.

Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions du premier alinéa de l’article L. 451-3 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Salarié devenant permanent syndical
Article 4.4
En vigueur étendu
Dans le cas où un salarié est appelé à remplir une fonction syndicale imposant sa mise en disponibilité temporaire, il jouira, sur sa demande présentée dans le mois suivant l’expiration définitive de son mandat syndical, et ce pendant 1 an, d’une priorité de réintégration dans son ancien emploi ou un emploi similaire avec les avantages s’y rattachant. A sa réintégration, le salarié reprendra l’ancienneté et les droits y afférents qu’il avait au départ de l’entreprise. Il pourra en outre bénéficier d’une formation de remise à niveau.

Autorisations d’absence
Article 4.5
En vigueur étendu
Des autorisations d’absence seront accordées aux salariés qui en feront la demande et présenteront les justifications nécessaires, notamment pour :
a) Exercer les fonctions de conseiller prud’homal, d’assesseur à une commission de première instance du contentieux de la sécurité sociale, d’administrateur d’un organisme de sécurité sociale ou de retraite complémentaire, de membre de commissions instituées par les codes du travail et de la sécurité sociale, de conseiller de l’enseignement technologique, de membre d’une chambre des métiers ;
b) Assister aux assemblées statutaires de leurs organisations syndicales (délai de prévenance de 8 jours) ;
c) Exercer les fonctions de membre du jury aux examens professionnels ;
d) Prendre part aux réunions de la commission mixte nationale, de la commission paritaire nationale et des commissions instituées par la présente convention collective ;
e) Assister aux assemblées de délégués et aux conseils d’administration de l’institution nationale de retraite de la coiffure (IRPC) et de l’institution nationale de prévoyance de la coiffure (INPCA), ainsi qu’à toutes les commissions ou réunions des instances et organismes institués par la présente convention collective.
Les absences ainsi autorisées ne comportent pas pour les intéressés le maintien de leur salaire pendant leur durée, à l’exception des conseillers prud’homaux pour le temps consacré à l’exercice de leur fonction durant leur temps de travail et des cas visés à l’article 4.6 ci-après. Toutefois, elles seront considérées comme temps de présence pour le calcul de la durée des congés payés.

Participation des délégués salariés à des commissions
Article 4.6
En vigueur étendu

Définition
Article 4.6.1
En vigueur étendu
Par délégué salarié, il faut entendre la personne mandatée par son organisation syndicale de salariés et rémunérée par son entreprise.

Nombre de délégués salariés en activité indemnisés
Article 4.6.2
En vigueur étendu
Le nombre de délégués salariés en activité dans une entreprise ou un établissement de coiffure relevant du champ d’application de la convention collective nationale de la coiffure pouvant être indemnisés au sens du présent article est fixé à :
# 1 par organisation syndicale de salariés représentative pour participer aux réunions de la commission mixte nationale et de la commission paritaire nationale ;
# 1 par organisation syndicale de salariés signataire ou adhérente à la convention collective nationale de la coiffure pour participer aux réunions de la commission nationale de conciliation, de la commission régionale de conciliation, de la commission nationale d’interprétation et de la commission nationale paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle.
Les représentants permanents des organisations syndicales de salariés ne sont pas visés par le présent article.

Conditions requises des délégués salariés
Article 4.6.3 (1)
En vigueur étendu
Les délégués salariés doivent être titulaires d’un contrat de travail en cours d’exécution dans une entreprise ou un établissement entrant dans le champ d’application professionnel et territorial de la convention collective nationale de la coiffure.

(1) Article étendu sous réserve de l’application des dispositions combinées des articles L. 132-2, L. 132-3 et L. 412-21 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Modalités du droit d’absence
Article 4.6.4
En vigueur étendu
Les délégués salariés en activité doivent présenter soit une convocation émanant de la commission mixte ou paritaire, soit une lettre d’accréditation de l’organisation syndicale précisant l’objet, le lieu et l’heure de la réunion, au moins 15 jours à l’avance à leur employeur. Seuls des motifs exceptionnels touchant à l’organisation même de l’entreprise pourront justifier le refus de l’employeur de faire droit à la demande du salarié.

Remboursement de perte de salaire
Article 4.6.5
En vigueur étendu
La rémunération des salariés en activité ainsi autorisés à s’absenter par les employeurs est maintenue par les employeurs sur présentation d’une attestation de présence.
Ils enverront dans les meilleurs délais le montant des salaires maintenus, majoré des charges sociales au secrétariat de la commission pour remboursement.
La durée prise en compte pour le maintien de la rémunération est égale à celle de la réunion, majorée de 2 heures si l’entreprise est située en Ile-de-France ou du temps nécessaire pour effectuer le trajet aller-retour dans les autres cas.
Les heures passées en réunion ainsi que la durée du déplacement qui s’effectue pendant les heures de travail sont assimilées à du temps de travail effectif.

Indemnisation
Article 4.6.6
En vigueur étendu
1. Frais de déplacement
Les frais de déplacement sont remboursés par les organisations syndicales patronales signataires ou adhérentes à la convention collective nationale de la coiffure sur présentation d’une note de frais à laquelle sont joints les justificatifs de dépenses.
2. Frais de transport
L’indemnisation s’effectue sur la base du tarif forfaitaire SNCF 2e classe, quel que soit le mode de transport utilisé.

3. Frais de repas
L’indemnité forfaitaire de repas est fixée à 2 fois le taux horaire du SMIC en vigueur au 1er janvier de l’année considérée.
Le remboursement est effectué sur la base de 1 repas par délégué salarié, par organisation et par réunion.
4. Justifications
Seuls les délégués salariés en activité qui seront physiquement présents aux séances de travail des commissions visées à l’article 4.6.2 du présent chapitre et qui auront signé la feuille de présence pourront bénéficier de ces indemnisations.
5. Dispositions particulières
Les commissions régionales de conciliation instituées par l’article 2.1.1 de la convention définiront les règles de maintien de salaire et de remboursement des frais de déplacement des délégués salariés.
Protection
Article 4.7
En vigueur étendu
Les délégués salariés aux commissions visés à l’article 4.6.2 de la convention ne pourront pas être licenciés avant que la commission régionale de conciliation pour ses propres membres ou la commission nationale de conciliation pour les membres des commissions de rang national aient donné leur avis. Pour donner leur avis, les commissions prendront les moyens d’une enquête auprès de l’employeur et du salarié concernés. L’avis de la commission régionale de conciliation ne sera pas demandé lorsque le licenciement envisagé sera soumis à l’autorisation préalable de l’autorité administrative compétente, en vertu des articles L. 436-1 et L. 436-2 du code du travail. Bénéficieront de ladite protection les délégués des syndicats répondant aux conditions fixées aux articles 4.6.1, 4.6.2 et 4.6.5 du présent chapitre, ainsi que les délégués des syndicats dans les commissions régionales de conciliation.
En cas de changement du délégué d’un syndicat, bénéficie seul de ladite protection celui qui a présenté en dernier lieu l’attestation prévue à l’article 4.6.5, à compter de la date de la première réunion à laquelle il participe, sous réserve du respect des dispositions prévues aux articles 4.6.1 et 4.6.2 du chapitre Ier.

Délégués du personnel. # Comité d’entreprise. # CHSCT
Article 5
En vigueur étendu

Délégués du personnel
Article 5.1
En vigueur étendu

Dans chaque établissement occupant plus de 10 salariés, devront être élus des délégués du personnel, titulaires et suppléants. Les délégués sont élus conformément aux articles L. 421-1 et suivants du code du travail.
Comité d’entreprise et délégation unique
Article 5.2
En vigueur étendu
Dans chaque établissement occupant au moins 50 salariés, devra être élu un comité d’entreprise conformément aux articles L. 431-1 et suivants du code du travail.
Les activités sociales et culturelles du comité d’entreprise pourront être financées selon les modalités fixées par l’article L. 432-9 du code du travail.
Ces dispositions ne s’opposent pas à la création d’une délégation unique du personnel dans les cas prévus par la loi.

CHSCT
Article 5.3
En vigueur étendu
Dans chaque établissement occupant au moins 50 salariés, devra être constitué un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail conformément aux articles L. 236-1 et suivants du code du travail.

Conditions de travail des jeunes et des femmes
Article 6
En vigueur étendu
Jeunes de moins de 18 ans
Article 6.1
En vigueur étendu
La réglementation du travail concernant les jeunes de moins de 18 ans s’effectuera dans la profession conformément aux dispositions légales et réglementaires.
Les jeunes de moins de 18 ans sont soumis aux dispositions de l’article L. 212-13 du code du travail, en vertu desquelles ils ne peuvent être occupés plus de 8 heures par jour et 35 heures par semaine. A titre exceptionnel, des dérogations peuvent être accordées, dans la limite de 5 heures par semaine, par l’inspecteur du travail et après avis conforme du médecin du travail. La coupure pour repas de midi fixée à l’article 8.1.7 de la présente convention est portée à 1 heure pour les jeunes de moins de 18 ans. Il devra, pour ces derniers, être donné collectivement. Les jeunes de moins de 18 ans bénéficient d’un repos hebdomadaire de 2 jours consécutifs.

Femmes
Article 6.2
En vigueur étendu
La réglementation du travail concernant les femmes s’effectuera dans la profession conformément aux dispositions légales et réglementaires.

Femmes en état de grossesse
Article 6.2.1
En vigueur étendu
Les femmes en état de grossesse déclarée au sens de l’article L. 122-25-2 du code du travail bénéficieront, sans changement de rémunération, de 1/2 heure de réduction de la durée journalière de présence.

Rentrée scolaire
Article 6.2.2
En vigueur étendu
Les femmes ayant des enfants scolarisés de 13 ans au plus disposeront d’une autorisation d’absence de 3 heures, sans réduction de la rémunération, le jour de la rentrée scolaire (ces heures pourront être fractionnées en cas de rentrées échelonnées de plusieurs enfants).

Recrutement, embauche et rupture du contrat de travail
Article 7
En vigueur étendu

Recrutement

Article 7.1
En vigueur étendu

Essai professionnel
Article 7.1.1
En vigueur étendu
L’embauche peut être précédée d’un essai professionnel qui consiste en une épreuve permettant à l’employeur de vérifier la qualification du postulant et son aptitude à occuper le poste demandé. Sa durée ne peut dépasser 1 journée et fera l’objet d’une indemnité forfaitaire de déplacement basée sur 7 fois le taux horaire minimum garanti du poste à pourvoir.
Lorsque l’employeur refuse le candidat présenté sur sa demande par un bureau de placement, il lui devra à titre d’indemnité de déplacement une somme égale à 2 heures de travail sur la base du SMIC.

Embauche de salariés sous CDD ou de salariés intérimaires
Article 7.1.2
En vigueur étendu
a) Salariés sous CDD
Le contrat de travail à durée déterminée ne peut avoir pour objet ni pour effet de pourvoir

durablement un poste lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Il peut être conclu dans les cas prévus par la loi.
Tout contrat de travail à durée déterminée doit nécessairement comporter les clauses prévues à l’article L. 122-3-1 du code du travail et rappelées, notamment, à l’article 7.2.2 de la présente convention.

b) Salariés intérimaires
L’embauche d’un salarié intérimaire s’effectue selon les dispositions prévues aux articles L. 124-1 et

suivants du code du travail. Il est notamment rappelé qu’aucun contrat n’est conclu entre le salarié intérimaire et l’entreprise utilisatrice.

Contrat de travail
Article 7.2
En vigueur étendu
L’embauche donne lieu à la conclusion d’un contrat de travail écrit, établi en 2 exemplaires, l’un remis au salarié, l’autre conservé par l’employeur. Ils doivent être signés par les 2 parties.

Clauses obligatoires du contrat de travail à durée indéterminée
Article 7.2.1
En vigueur étendu
Le contrat de travail à durée indéterminée doit contenir au minimum les informations suivantes : # l’identité des parties ;
# la nature du contrat de travail ;
# le lieu de travail ;
# la date d’engagement ;
# la qualification et la classification du salarié ;
# la rémunération ;
# la durée du travail ;
# l’intitulé de la convention collective applicable ;
# la période d’essai, le cas échéant ;
# la durée des congés payés ou le mode d’acquisition des droits à congés payés ;
# le nom et l’adresse de la caisse de retraite complémentaire, ainsi que ceux de l’organisme de prévoyance.

Clauses obligatoires du contrat de travail à durée déterminée
Article 7.2.2
En vigueur étendu
Outre les clauses prévues à l’article 7.2.1, le contrat de travail à durée déterminée doit comporter les clauses prévues à l’article L. 122-3-1 du code du travail, sous réserve des clauses instituées ultérieurement par les dispositions légales ou réglementaires, à savoir :
– le motif temporaire du recours tel que prévu par la loi ;
– le nom et la qualification du salarié remplacé (le cas échéant) ;
– la date d’échéance du terme et, le cas échéant, une clause de renouvellement lorsqu’il comporte un terme précis ;
– la durée minimale pour laquelle il est conclu lorsqu’il ne comporte pas de terme précis ;
– la désignation du poste de travail ;
– l’intitulé de la convention collective applicable ;
– la durée de la période d’essai prévue, le cas échéant ;
– le montant de la rémunération, y compris, s’il en existe, les primes et accessoires de salaire ;
– le nom et l’adresse de la caisse de retraite complémentaire, ainsi que ceux de l’organisme de prévoyance.

Clauses obligatoires du contrat de travail à temps partiel

Article 7.2.3
En vigueur étendu
Outre les clauses prévues à l’article 7.2.1, le contrat de travail à temps partiel doit comporter les clauses prévues à l’article L. 212-4-3 du code du travail.

Clause de non-concurrence
Article 7.2.4
En vigueur étendu
Le contrat de travail peut prévoir une clause de non-concurrence ayant pour objet de préserver les intérêts légitimes de l’entreprise ou de l’établissement.
Cette clause de non-concurrence doit nécessairement préciser les activités prohibées.
Elle doit, en outre, être limitée dans l’espace, à compter d’un établissement déterminé.
Elle doit également être limitée dans le temps. Cette limite dans le temps ne pourra excéder 12 mois.
Elle doit obligatoirement comporter une contrepartie financière calculée et versée selon l’une des 2 formules suivantes :
a) Versement d’une indemnité mensuelle durant l’exécution du contrat de travail et jusqu’au départ effectif du salarié de l’entreprise, cette indemnité ne pouvant alors être inférieure à 4 % du salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient de l’intéressé. Cette indemnité doit nécessairement faire l’objet d’une ligne distincte sur le bulletin de paie. Cette indemnité ne sera due qu’à compter du 7e mois de présence du salarié dans l’entreprise (période d’essai comprise) ;
b) Versement d’une indemnité mensuelle à compter du départ effectif du salarié de l’entreprise et durant la période d’interdiction prévue par la clause, cette indemnité mensuelle ne pouvant alors être inférieure à 6 % du salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient de l’intéressé. Dans cette hypothèse, l’employeur pourra renoncer à l’application de la clause de non-concurrence, se libérant ainsi du versement de la contrepartie financière. Cette renonciation devra être notifiée au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans les 15 jours qui suivent la notification de la rupture du contrat.
Une clause de non-concurrence ne pourra prendre effet si, à la date de rupture du contrat, la durée de présence du salarié dans l’entreprise était inférieure à 6 mois (période d’essai comprise). Dans une telle hypothèse, et si celle-ci est octroyée selon la modalité définie au b ci-dessus, la contrepartie financière ne sera pas due.
Une clause de non-concurrence ne peut être insérée dans un contrat en alternance (impliquant une alternance entre le temps passé en entreprise et le temps passé en formation).

Période d’essai
Article 7.3
En vigueur étendu
Dernière modification du texte le 27 mai 2013 – Document généré le 07 janvier 2014 – Copyright (C) 2007-2008 Legifrance

La période d’essai permet à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d’apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.
Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d’essai dont la durée est de :
-2 mois maximum pour les salariés visés aux articles 1. 2 et 1. 2. 1 (Emplois techniques de la coiffure), article 1. 3 (Emplois de l’esthétique-cosmétique) et article 1. 4 (Employés non techniques) de l’avenant n° 10 du 12 décembre 2007 à la convention collective nationale de la coiffure ;
-2 mois maximum pour les salariés bénéficiant du statut d’agent de maîtrise ; -3 mois maximum pour les salariés cadres.
La période d’essai peut être, cependant, renouvelée une fois pour une période ne pouvant excéder la durée suivante :
-1 mois maximum pour les salariés visés aux articles 1. 2 et 1. 2. 1 (Emplois techniques de la coiffure), article 1. 3 (Emplois de l’esthétique-cosmétique) et article 1. 4 (Employés non techniques) de l’avenant n° 10 du 12 décembre 2007 à la convention collective nationale de la coiffure ;
-1 mois maximum pour les salariés bénéficiant du statut d’agent de maîtrise ; -3 mois maximum pour les salariés cadres.
Cependant, avant d’envisager un renouvellement de la période d’essai à l’initiative de l’une ou l’autre des parties (employeur et salarié), un entretien à mi-période pourra se tenir afin de faire un bilan d’activité et d’adaptation au poste de travail. Entretien à l’issue duquel sera décidé d’un commun accord soit la rupture de la période d’essai, soit la reconduction de cette dernière, étant précisé que le renouvellement ne pourra excéder les durées fixées ci-dessus. (1)
Il est également rappelé que le renouvellement de la période d’essai devra être prévu dans le contrat de travail visé à l’article 7. 2 du chapitre Ier de la convention collective nationale de la coiffure.
Toute suspension du contrat de travail intervenant pendant la période d’essai prolonge sa durée à due concurrence.
En cas de rupture de la période d’essai, les parties sont tenues de respecter un délai de prévenance, conformément aux dispositions légales.
En tout état de cause, la période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Les règles applicables en matière de licenciement ne s’appliquent pas à la rupture de la période d’essai. Cependant, si un motif disciplinaire est invoqué la procédure disciplinaire devra être respectée.
La période d’essai d’un contrat de travail à durée déterminée (CDD) est régie conformément aux dispositions légales applicables à ce type de contrat. (1) Alinéa étendu sous réserve que, hors cas de rupture conventionnelle et conformément aux dispositions des articles L. 1221-25 et L. 1221-26 du code du travail, l’entretien éventuel prévu par la convention collective ne puisse dispenser l’une ou l’autre des parties au contrat de travail de prendre l’initiative de la rupture contractuelle de la période d’essai qui devra être notifiée par la partie à laquelle elle est applicable. (Arrêté du 8 octobre 2009, art. 1er)
Préavis de rupture
Article 7.4
En vigueur étendu

Durée
Article 7.4.1
En vigueur étendu
La durée du préavis pour les salariés visés aux articles 1.1 (Emplois techniques et de coiffeurs), 1.2 (Emplois de l’esthétique-cosmétique), 1.3 (Emplois non techniques) du chapitre III de la convention est fixée de la manière suivante :
Lorsqu’elle résulte d’un licenciement :
# 1 semaine pendant les 6 premiers mois d’ancienneté dans l’entreprise ;
# 1 mois pour une durée d’ancienneté dans l’entreprise de 6 mois à 2 ans ;
# 2 mois au-dessus de 2 années d’ancienneté dans l’entreprise.
Lorsqu’elle résulte d’une démission :
# 1 semaine pendant les 6 premiers mois d’ancienneté dans l’entreprise ;
# 1 mois au-delà de 6 mois d’ancienneté.
La durée du préavis pour les salariés visés à l’article 1.4 (cadres et agents de maîtrise) du chapitre III de la convention est fixée à 3 mois.
L’ancienneté visée ci-dessus s’entend de la durée de présence du salarié dans l’entreprise, période d’essai comprise.

Formalités
Article 7.4.2
En vigueur étendu
La partie qui prend l’initiative de la rupture du contrat de travail doit la signifier à l’autre partie par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Le point de départ du préavis est fixé par la date de la première présentation de la lettre recommandée.
La lettre de licenciement doit nécessairement comporter le motif du licenciement.

Faute grave
Article 7.4.3 (1)
En vigueur étendu

En cas de faute grave du salarié, le licenciement devra être effectué sans préavis. L’employeur devra le notifier par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. La lettre de licenciement devra être obligatoirement motivée.
Par ailleurs, lorsque la présence du salarié, du fait de sa faute grave, est incompatible avec la bonne marche de l’entreprise, celui-ci pourra faire l’objet d’une mise à pied conservatoire conformément aux dispositions de l’article L. 122-41 du code du travail.
En application des articles L. 122-6 et L. 122-9 du code du travail, le salarié licencié pour faute grave n’a droit à aucun préavis ni à aucune indemnité de licenciement légale ou contractuelle.
(1) Article étendu sous réserve de l’application des dispositions des articles L. 122-14 et L. 122-41 du code du travail, lesquelles obligent l’employeur qui envisage de licencier un salarié ou de lui infliger une sanction à procéder à un entretien préalable (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Heures pour recherche d’emploi
Article 7.4.4
En vigueur étendu
Pendant la période de préavis, le salarié sera autorisé à s’absenter pour recherche d’emploi 2 heures par jour aux heures d’ouverture du bureau de placement s’il en existe un. Dans l’hypothèse d’un licenciement, cette absence n’entraînera aucune réduction de rémunération. Dans l’hypothèse d’une démission, cette absence ne sera pas rémunérée. En cas de désaccord, le choix des heures s’effectuera chaque jour alternativement par l’employeur et le salarié. En cas d’accord entre les parties, les 2 heures journalières pourront être bloquées à des horaires fixes. En cas d’accord entre les parties, les heures peuvent être regroupées.
Les salariés à temps partiel bénéficient de ces mêmes conditions, au prorata de leur durée du travail.

Règlement intérieur
Article 7.4.5
En vigueur étendu
Les dispositions relatives au règlement intérieur sont fixées par les articles L. 122-33 et suivants du code du travail.

Rupture du contrat de travail
Article 7.5
En vigueur étendu

Indemnité de licenciement

Article 7.5.1
En vigueur étendu
Les salariés visés aux articles 1.1 (Emplois techniques et de coiffeurs), 1.2 (Emplois de l’esthétique-cosmétique), 1.3 (Emplois non techniques) du chapitre III de la convention bénéficient de l’indemnité légale de licenciement telle que prévue par l’article R. 122-2 du code du travail.
Les salariés visés à l’article 1.4 (cadres et agents de maîtrise) du chapitre III de la convention bénéficient (hormis en cas de faute grave, de départ à la retraite) d’une indemnité égale à 1/4 du mois de salaire par année de présence, avec plafond de 6 mois, le calcul s’effectuant sur la base du salaire réel moyen de la dernière année de présence. Cette indemnité ne s’ajoute pas à l’indemnité légale de licenciement prévue par l’article R. 122-2 du code du travail.
Cependant, dans les cas où le montant de l’indemnité légale est plus avantageux que l’indemnité conventionnelle, l’employeur sera tenu d’appliquer le barème de l’indemnité légale.

Indemnité de départ à la retraite
Article 7.5.2
En vigueur étendu
Les salariés visés aux articles 1.1 (Emplois techniques et de coiffeurs), 1.2 (Emplois de l’esthétique-cosmétique), 1.3 (Emplois non techniques), 1.4 (Cadres et agents de maîtrise) du chapitre III de la présente convention bénéficient de l’indemnité de départ à la retraite prévue à l’article L. 122-14-13 du code du travail.

Durée du travail
Article 8
En vigueur étendu
Durée du travail. # Dispositions communes à toutes les entreprises
Article 8.1
En vigueur étendu

Temps de travail effectif
Article 8.1.1
En vigueur étendu

La durée du travail se calcule en temps de travail effectif. Il s’agit du temps de travail pendant lequel les salariés sont à la disposition de l’employeur et doivent se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.
Ne sont pas considérées comme du temps de travail effectif les interruptions suivantes :
# le temps consacré au trajet, hors mission (domicile/entreprise ou établissement), à l’habillage et déshabillage, sauf tenue imposée par l’employeur ;
# la coupure nécessaire au repas de midi ;
# les périodes de pause intercalaire dans une journée de travail à la condition que le salarié dispose pendant une durée d’au moins 20 minutes de la faculté effective de vaquer librement à des occupations personnelles à l’extérieur du salon ou dans un local aménagé au sein du salon sans relation directe avec la clientèle.
Sont considérés comme temps de travail effectif :
# les déplacements professionnels d’une entreprise ou établissement de coiffure à une autre entreprise ou établissement de coiffure du même groupe selon les directives de l’employeur ;
# les missions et temps de déplacement au domicile de la clientèle selon les directives de l’employeur (exemple : mission de coiffure à domicile).

Répartition hebdomadaire des heures de présence
Article 8.1.2
En vigueur étendu
La durée du travail à temps plein peut être répartie sur 4 jours, 4 jours et demi ou 5 jours maximum.

Durée journalière
Article 8.1.3
En vigueur étendu
La durée journalière maximale de travail effectif est fixée à 10 heures, sauf dispositions spécifiques applicables aux jeunes de moins de 18 ans.

Amplitude journalière
Article 8.1.4
En vigueur étendu
L’amplitude journalière est le nombre d’heures compris entre le commencement et la fin de la journée de travail et incluant les heures consacrées au repos. L’amplitude journalière maximale est fixée à 11 heures.
Dans l’hypothèse où un salarié serait amené à travailler au-delà de 21 heures, cette amplitude serait 
ramenée à 10 heures.

Toutefois, l’amplitude peut être portée de façon exceptionnelle à 12 heures pour tenir compte des nécessités spécifiques des entreprises et établissements de coiffure et faire face à des circonstances exceptionnelles. Cette dérogation est limitée à 2 jours ouvrables consécutifs ou non sur l’année civile pour un même salarié.

Heures supplémentaires. # Repos compensateur de remplacement
Article 8.1.5
En vigueur étendu
1. Règles générales, majoration
Les heures supplémentaires sont une variable d’ajustement permettant de faire face aux surcroîts ponctuels d’activité. Le recours aux heures supplémentaires doit donc être limité à cet objet. De même, les heures supplémentaires ne peuvent être effectuées par les salariés qu’à la demande de leur employeur.
Les heures supplémentaires effectuées donnent lieu à une majoration en rémunération et aux repos compensateurs obligatoires conformément aux dispositions légales.
Dans l’état actuel des textes, les taux de majoration des heures supplémentaires sont les suivants :

En tout état de cause, les partenaires sociaux conviennent que ces dispositions ne puissent excéder les modalités légales et réglementaires actuelles et à venir, notamment celles concernant le taux de majoration, son application dans le temps ou l’imputation sur le contingent annuel d’heures supplémentaires, qui dans ce cas se substitueraient automatiquement aux présentes dispositions conventionnelles.
Le contingent annuel conventionnel est fixé à 200 heures par année civile et par salarié et à 80 heures en cas de mise en oeuvre du système de modulation.

2. Repos compensateur de remplacement
L’employeur peut s’acquitter de tout ou partie des heures supplémentaires et/ou de leur majoration en substituant à leur paiement un repos compensateur dit de remplacement d’une durée équivalente. Le salarié est tenu informé par l’employeur du nombre d’heures dont le paiement est substitué par un repos compensateur de remplacement au moyen d’un relevé mensuel.
Les repos compensateurs de remplacement sont pris dans les 3 mois qui suivent la date de leur acquisition (2 mois en cas de modulation), à la demande du salarié, en dehors des périodes du 1er juillet au 31 août et du 15 décembre au 1er janvier.
A défaut de cette demande, l’employeur est tenu de demander au salarié de prendre effectivement les repos acquis dans un délai maximum de 1 an à compter de leur date d’acquisition.
Les repos non pris à l’expiration de ce délai de 1 an seront indemnisés.
Le choix de la date de ce repos compensateur de remplacement est subordonné aux nécessités de service.
En cas d’impossibilité de prise du repos compensateur de remplacement du fait de l’employeur, les heures supplémentaires correspondantes seront payées.

HEURES ACCOMPLIES
ENTREPRISES de 1 à 20 salariés
ENTREPRISES de plus
de 20 salariés
De la 36e à la 39e heure
10 % jusqu’au 31/12/08
25 %
De la 40e à la 43e heure
25 %
25 %
A compter de la 44e heure
50 %
50 %
Les heures supplémentaires dont le paiement et la majoration sont remplacés en totalité par un repos compensateur de remplacement ne s’imputent pas sur le contingent annuel fixé ci-dessus.
Régime de la journée interrompue
Article 8.1.6
En vigueur étendu
En cas de journée interrompue, notamment par la fermeture de l’entreprise ou l’établissement de coiffure, l’employeur est tenu d’accorder à son personnel un repos intercalaire collectif de 2 heures au minimum situé au milieu de la journée de travail.
Néanmoins, les employeurs ont la faculté de supprimer ledit repos collectif tous les jours de la semaine sans autre obligation que de faire figurer cette disposition sur l’horaire de l’établissement, affiché et communiqué à l’inspection du travail ainsi qu’aux délégués syndicaux et/ou représentants du personnel avant application.
Dans cette hypothèse, ils devront se conformer aux dispositions du régime de la journée continue.
Par ailleurs, un accord d’entreprise peut prévoir un repos intercalaire inférieur à 2 heures et au moins égal à 1 heure.

Régime de la journée continue
Article 8.1.7
En vigueur étendu
En cas de journée continue, l’employeur est tenu de donner une coupure pour repas de midi de 30 minutes minimum fixée pour chaque salarié en fonction des travaux à exécuter, mais au plus tôt à partir de 11 heures et au plus tard jusqu’à 15 heures.
Les modalités de prise desdits repos sont déterminées par l’employeur après consultation des salariés.

Horaires individualisés
Article 8.1.8
En vigueur étendu
Les horaires individualisés peuvent être pratiqués dans l’entreprise :
a) Soit, conformément au premier alinéa de l’article L. 212-4-1 du code du travail, sur demande du personnel, sans opposition des délégués du personnel ou du comité d’entreprise et après information de l’inspecteur du travail ;
b) Soit, conformément au deuxième alinéa du même article, sur autorisation de l’inspecteur du travail et après constat de l’accord du personnel, si l’entreprise ne dispose pas d’une représentation du personnel. Si la pratique des horaires individualisés entraîne des reports d’heures d’une semaine à une autre, au sens du troisième alinéa de l’article L. 212-4-1 du code du travail, les dispositions suivantes entreront en vigueur, dans le cadre du premier alinéa de l’article D. 212-4-1 du code du travail :
a) Le report maximal d’heures d’une semaine à une autre semaine est fixé à 3 heures ;
b) Le cumul éventuel des reports ne peut avoir pour effet de porter le total des heures reportées à plus de 10.
L’employeur devra établir un tableau indiquant pour chaque jour les heures de début et de fin de travail de chaque salarié. Ce tableau, émargé par chaque salarié et, le cas échéant, par les délégués du personnel, daté et signé par l’employeur, devra être communiqué à l’inspecteur du travail, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, avant toute mise en application.

Absences injustifiées
Article 8.1.9
En vigueur étendu
Toute absence du personnel pendant la durée déterminée par l’horaire de l’entreprise (et celui des organismes de formation pour les salariés sous contrats en alternance) constitue une faute dont le renouvellement peut entraîner la prise d’une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement de l’intéressé ou jusqu’à la demande de résiliation du contrat en alternance, hormis les cas dûment justifiés de maladie, d’accident, de force majeure ou d’accord préalable de l’employeur.

Modes de réduction du temps de travail
Article 8.2
En vigueur étendu
Ces dispositions sont applicables aux seules entreprises ayant réduit de manière effective le temps de travail de leurs salariés en application des lois du 13 juin 1998 (dite Aubry I) et du 19 janvier 2000 (dite Aubry II).

Réduction quotidienne ou hebdomadaire de la durée du travail
Article 8.2.1
En vigueur étendu
La réduction du temps de travail peut se réaliser par une réduction quotidienne ou hebdomadaire des heures de travail.

Octroi de jours RTT sur une période de 4 semaines

Article 8.2.2
En vigueur étendu
Conformément à l’article L. 212-9-I, du code du travail, la réduction de la durée du travail peut se réaliser par l’octroi, sur une période de 4 semaines, d’une ou plusieurs journées ou demi-journées de repos équivalant au nombre d’heures effectuées au-delà de la durée hebdomadaire légale de travail. Un calendrier préalablement établi par l’employeur fixe les dates de prise des journées ou demi-journées de repos. Ces dates peuvent être modifiées par l’employeur sous réserve que la modification soit notifiée au salarié en respectant un délai de prévenance de 7 jours calendaires minimum avant la date à laquelle la modification doit intervenir.

Octroi de jours RTT sur l’année
Article 8.2.3
En vigueur étendu
La durée annuelle conventionnelle de travail est fixée à 1 582 heures.
Conformément à l’article L. 212-9-II, du code du travail, la réduction de la durée du travail peut se réaliser par l’octroi de 25 journées de repos sur l’année.
La prise d’un jour de repos ne saurait entraîner de baisse de rémunération par rapport à celle que le salarié aurait perçue s’il avait effectivement travaillé.
Les dates d’octroi de ces journées de repos sont décidées pour moitié par le salarié et pour moitié par l’employeur, sur l’année civile en cours. Les dates sont fixées et notifiées au salarié au moins 2 mois à l’avance. En cas de modification des dates fixées pour la prise de ces jours de repos, ce changement doit être notifié au salarié dans un délai de 7 jours calendaires minimum avant la date à laquelle la modification doit intervenir. Les périodes de plus faible activité sont à privilégier pour positionner les jours liés à la réduction du temps de travail. Ils doivent être pris par année civile considérée et ne peuvent être reportés d’une année sur l’autre, sous réserve des dispositions relatives au compte épargne-temps. Les jours non pris dans l’année civile du fait du salarié sont perdus et ne font l’objet d’aucune indemnité compensatrice.

Modulation du temps de travail
Article 8.2.4
En vigueur étendu
L’horaire servant de base à la modulation est fixé à 35 heures hebdomadaires en moyenne. La durée annuelle conventionnelle de travail est fixée à 1 582 heures.
La durée du travail est calculée en moyenne hebdomadaire sur l’année civile. Afin de permettre la prise en compte des variations de fréquentation de la clientèle, les entreprises ou établissements de coiffure peuvent mettre en place une modulation des horaires et de la durée du travail. Cette modulation consiste à faire varier l’horaire et la durée de travail hebdomadaire sur des périodes prédéfinies sur tout ou partie de l’année.

Elle vise à adapter la durée de travail des salariés aux variations prévisibles ou imprévisibles de fréquentation de la clientèle des salons de coiffure. Les heures de travail effectif accomplies au-delà et en deçà de 35 heures par semaine se compensent arithmétiquement.
La limite hebdomadaire normale en « période haute » ne pourra dépasser 42 heures de travail effectif dans la limite de 12 semaines. Toutefois, cette durée hebdomadaire de 42 heures pourra être portée à 44 heures dans la limite de 4 semaines dans l’année. Sauf accord exprès et exceptionnel de l’employeur, le personnel ne pourra pas utiliser de jours de repos liés à la réduction du temps de travail pendant ces « périodes hautes ». La limite hebdomadaire en « période basse » ne pourra descendre en dessous de 16 heures réparties sur 2 à 3 jours maximum. La durée de ces « périodes basses » ne pourra excéder 4 semaines dans l’année. Les journées entières ou demi-journées de repos d’ARTT liées à la réduction du temps de travail pourront être combinées avec ce système de modulation. Le choix des jours de repos qui seront accordés appartiendra pour partie au salarié et pour partie à l’employeur, en respectant un délai de prévenance minimum de 2 mois. Ces jours devront être pris tout au long de l’année. La modulation peut être mise en oeuvre soit pour l’ensemble d’un établissement, soit pour une catégorie identifiée de personnel.
L’employeur, après consultation des délégués syndicaux et/ou des représentants du personnel s’ils existent, établit et affiche dans l’établissement, au plus tard le 1er octobre de chaque année pour l’année suivante, un programme indicatif annuel définissant les « périodes hautes » et les « périodes basses » ainsi que des horaires de travail correspondant à ces périodes. Tout changement décidé par l’employeur concernant ce programme de modulation devra faire l’objet d’un délai de prévenance d’au moins 7 jours, sauf cas exceptionnels (maladie, accident, absence injustifiée) ou accord des salariés concernés. En cas de modification collective, celle-ci fera l’objet de la même consultation que ci-avant. Pendant la période de modulation, un document individuel d’information sera annexé au moins 1 fois par mois au bulletin de paie afin de préciser le décompte intermédiaire des heures de travail effectives accomplies. Dans les 30 jours suivant cette information, le salarié pourra faire connaître ses observations sur la conformité du décompte enregistré par l’employeur.
Lorsque, en cours de période de modulation, il apparaît que les baisses d’activité ne pourront être suffisamment compensées par des hausses d’activité avant la fin de l’année, l’employeur pourra, après consultation des délégués syndicaux et/ou des représentants du personnel, interrompre le décompte annuel du temps de travail. En l’absence de délégué syndical et/ou de représentant du personnel, cette interruption pourra être décidée après information écrite auprès des salariés concernés.
Dès lors que la réduction ou la suppression d’activité répond aux conditions des articles R. 351-50 et suivants du code du travail, l’employeur demandera l’application du régime d’allocations spécifiques de chômage partiel pour les heures non travaillées par rapport à l’horaire moyen hebdomadaire de la période de décompte.
En cours de modulation, le recours au chômage partiel est possible dans le cas où la programmation de la modulation fixée dans l’entreprise ou l’établissement ne peut pas être respectée. Il intervient dans les conditions légales en vigueur.

La rémunération du salarié sera alors régularisée sur la base de son temps réel de travail et du nombre d’heures indemnisées au titre du chômage partiel (1).
Pour le décompte des heures modulées, toute semaine comportant une période de chômage partiel est considérée comme équivalente à une durée de 35 heures.
Les entreprises mettant en oeuvre un système de modulation des horaires de travail pourront lisser la rémunération de leurs salariés. Ceux-ci seront ainsi rémunérés en fonction d’une rémunération mensuelle de base, indépendante du nombre d’heures réellement effectuées, et établie sur la base mensuelle correspondant à l’horaire effectif moyen hebdomadaire.
En cas de période non travaillée, mais donnant lieu à indemnisation par l’employeur, cette indemnisation se calcule sur la base de la rémunération lissée. Cette même règle s’applique pour le calcul de l’indemnité de licenciement et pour le calcul de mise ou de départ à la retraite.
Lorsqu’un salarié n’aura pas accompli la totalité de la période de modulation (embauche ou départ en cours de période), sa rémunération devra être régularisée sur la base de son temps de travail réel. Si le décompte fait apparaître un trop-versé, celui-ci sera compensé sur les salaires dus lors de la dernière (ou 2 dernières) échéance(s) de paie. Dans le cas contraire, un rappel de salaire sera effectué (1).
Cependant, le salarié licencié pour motif économique conserve, s’il y a lieu, le supplément de rémunération qu’il aura perçu par rapport à son temps de travail effectif.
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 145-2 du code du travail qui précisent les conditions dans lesquelles est déterminée la fraction saisissable de la rémunération (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Dispositions spécifiques aux cadres
Article 8.2.5
En vigueur étendu
La réduction du temps de travail des salariés cadres peut être mise en oeuvre sous forme d’une diminution de leur durée hebdomadaire, mensuelle ou annuelle de travail, dans les conditions prévues au présent article.
Cadres soumis à un régime de forfait en jours :

Conformément à l’article L. 212-15-3 du code du travail, peuvent faire l’objet d’une convention de forfait en jours les cadres au sens de la convention collective nationale de la coiffure, dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée du fait de la nature de leurs fonctions, des responsabilités qu’ils exercent et de l’autonomie dont ils bénéficient dans l’organisation de leur emploi du temps.
Pour ces cadres, la réduction du temps de travail se traduit par l’attribution de 10 jours ouvrés de repos supplémentaires, par période entière de 12 mois. Ces jours de repos supplémentaires ne se cumulent pas avec les avantages particuliers de même nature déjà existants dans l’entreprise.
Le contrat de travail, ou un avenant à celui-ci, détermine le nombre de jours travaillés dans l’année. Déduction faite des jours de repos hebdomadaire, des jours fériés, des jours de congés légaux et conventionnels, et des jours de repos au titre de la réduction d’horaire, ce nombre de jours travaillés ne peut pas excéder, pour un salarié à temps complet, 217 jours dans l’année, pour toute année entière.
Les catégories de personnel concernées par le forfait en jours sont les suivantes : # responsable d’établissement de 0 à 9 salariés ;
# responsable d’établissement de 10 à 19 salariés ;
# responsable d’établissement de 20 salariés et plus ;
# animateur de réseau de 2 à 5 établissements ;
# animateur de réseau de 6 à 10 établissements ;
# animateur de réseau de plus de 10 établissements.
Par dérogation à la classification des responsables d’établissement, article 1.4.1, paragraphe d, alinéa 6, du chapitre III de la présente convention collective, le forfait en jours ne pourra concerner que les responsables d’établissement cadres, et ce quel que soit l’effectif.
Les cadres ainsi concernés bénéficient d’un temps de repos quotidien d’au moins 11 heures consécutives.
Les jours de repos, attribués au titre de la réduction du temps de travail, sont pris par journée entière ou par demi-journée en tenant compte des contraintes professionnelles du cadre concerné.
Le forfait en jours s’accompagne d’un contrôle du nombre de jours travaillés. A cet effet, l’employeur doit établir un décompte annuel du nombre de journées ou demi-journées travaillées par chaque salarié concerné.

Les jours dépassant le plafond annuel de 217 jours doivent être récupérés durant les 3 premiers mois de l’année suivante, au titre de laquelle le plafond est réduit d’autant.
Chaque année, un bilan sera fait avec chaque salarié concerné sur l’organisation de son temps de travail.

Repos dominical
Article 9
En vigueur étendu
Le repos dominical reste la règle de principe conformément à l’article L. 221-5 du code du travail. Il ne peut y être dérogé que dans le cadre des dispositions légales en vigueur. Dans ce cas, le travail dominical se fera par appel au volontariat. Les salariés seront prévenus au plus tard 15 jours à l’avance.
Le travail d’un dimanche donnera lieu à 1 journée de repos compensateur dans les 2 semaines civiles suivantes et à une prime exceptionnelle de travail le dimanche égale à 1/24 du traitement mensuel du salarié.

Repos hebdomadaire
Article 10
En vigueur étendu
Les salariés bénéficieront d’un repos de 24 heures consécutives fixé au dimanche par application de l’article L. 221-5 du code du travail et de 1 journée supplémentaire, attribuée par roulement en accord avec l’employeur et en fonction des nécessités de service (1).
Néanmoins, tout salarié peut bénéficier à sa demande de 2 jours de repos consécutifs 1 fois par mois. Les entreprises ou établissements de coiffure peuvent suspendre et différer le 2e jour de repos hebdomadaire, notamment dans les hypothèses suivantes :
# en cas d’absence d’un salarié pour maladie ou accident ;
# en cas de manifestations commerciales locales, opérations exceptionnelles liées à la promotion de l’entreprise ou établissement ;
# à la demande du salarié sous réserve qu’elle soit compatible avec les nécessités de service.
Les avenants départementaux de l’Alsace, de la Corrèze, de la Gironde, de la Haute-Marne, du Pas-de-Calais, de Nevers, de l’Ain, de Montceau-les-Mines, de Saône-et-Loire fixant au dimanche et lundi les 48 heures de repos consécutives sont privés d’effet.
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 221-4 du code du travail, aux termes desquelles le repos hebdomadaire doit avoir une durée minimale de 24 heures consécutives auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien prévu à l’article L. 220-1 (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Temps partiel

Article 11
En vigueur étendu
Sont considérés comme étant à temps partiel les salariés dont la durée du travail est inférieure à la durée légale.

Durée du travail
Article 11.1
En vigueur étendu

Durée du travail minimum
Article 11.1.1
En vigueur étendu
Il est tout d’abord réaffirmé que le travail à temps partiel doit être choisi par le salarié. Il ne peut lui être imposé. Par ailleurs, la durée du travail constituant un élément du contrat de travail, elle ne peut être modifiée sans l’accord du salarié.
Pour les emplois techniques et de coiffeurs, le recours au temps partiel est limité à 16 heures minimum par semaine.
Il pourra être dérogé à ce seuil dans les conditions suivantes :
# pour l’embauche d’un salarié à temps partiel directement liée à la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail ;
# pour l’embauche d’un salarié justifiant d’un contrat de travail chez un autre employeur ou qui rentre dans le dispositif du cumul emploi-retraite selon les modalités définies par les textes législatifs ou réglementaires et demandant un temps partiel inférieur au minimum précité sans que le cumul des 2 contrats ne puisse dépasser la durée journalière maximum de travail ;
# pour les salariés qui, préalablement au 1er janvier 2002, bénéficiaient d’un contrat de travail dans la même entreprise mentionnant une durée du travail inférieure à 16 heures et qui, à cette même date, avaient fait connaître à leur employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception, leur refus d’accéder à la proposition de nouvelle durée du travail formulée.

Heures complémentaires
Article 11.1.2
En vigueur étendu
Le contrat de travail doit mentionner les limites à l’intérieur desquelles peuvent être effectuées des heures complémentaires. Le nombre d’heures complémentaires effectuées par un salarié ne peut être supérieur à 1/10 de la durée hebdomadaire ou mensuelle inscrite à son contrat.

L’employeur devra informer son salarié de l’exercice d’heures complémentaires en respectant un délai de prévenance de 7 jours. A défaut, le refus du salarié d’effectuer les heures complémentaires ne sera pas considéré comme une faute ou un motif de licenciement.
Cependant, le nombre d’heures complémentaires pourra être porté à 1/3 de la durée initiale du contrat et le délai de prévenance pour l’information du salarié ramené à 3 jours, lorsque le recours aux heures complémentaires est justifié par le remplacement d’un salarié absent (notamment pour cause de congés ou de maladie).
En tout état de cause, les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail du salarié au niveau de la durée légale du travail.

Répartition du temps de travail
Article 11.1.3
En vigueur étendu
Si le contrat de travail mentionne une durée de travail mensuelle, il doit préciser les semaines du mois au cours desquelles le salarié travaille et/ou la répartition du travail à l’intérieur de ces semaines.
Si le contrat de travail mentionne une durée de travail hebdomadaire, il doit préciser la répartition de cette durée entre les jours de la semaine.
Un salarié visé par l’article 1.1 du chapitre III de la présente convention (emplois techniques de la coiffure) ne peut être amené à effectuer moins de 3 heures consécutives de travail par jour.
Au cours d’une même journée, ne pourra pas être prévue plus de 1 interruption d’activité. Cette interruption d’activité ne pourra excéder 2 heures.
La modification de la répartition des horaires de travail ne sera possible que si le contrat de travail précise les modalités de la modification, ainsi que les causes de celle-ci (notamment pour raisons de congés, maladie, absence imprévue d’un salarié).
L’employeur pourra modifier la répartition des horaires de travail sous réserve que cette modification soit notifiée au salarié, par lettre remise en main propre contre décharge ou lettre recommandée, 7 jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu. Ce délai sera ramené à 3 jours lorsque cette modification a pour objet de compenser l’absence d’un salarié (notamment pour cause de congés ou de maladie).
Le fait pour un salarié de refuser la modification de la répartition du travail ne sera pas considéré comme fautif, dès lors que la nouvelle répartition s’avérerait incompatible avec des obligations familiales impérieuses ou une autre activité professionnelle chez un autre employeur.

Modulation du temps de travail
Article 11.1.4
En vigueur étendu
Le temps de travail de l’ensemble des salariés à temps partiel peut être modulé sur tout ou partie de l’année.
La durée mensuelle ou hebdomadaire inscrite au contrat de travail d’un salarié à temps partiel pourra ainsi varier, à condition que, sur 1 an, cette durée n’excède pas la durée stipulée au contrat de travail. L’écart entre les limites à l’intérieur desquelles peut varier le temps de travail d’un salarié et la durée stipulée au contrat de travail ne pourra excéder le tiers de cette durée.
En aucun cas, la durée hebdomadaire du travail ne pourra égaler ou dépasser la durée légale hebdomadaire et être inférieure à 8 heures hebdomadaires. L’employeur devra garantir au minimum 3 heures consécutives de travail par jour.
L’établissement d’un programme indicatif, sa communication aux salariés, les modifications concernant ce programme et la communication d’un document à chaque salarié précisant le décompte intermédiaire des heures effectivement accomplies s’effectuent selon les modalités prévues à l’article 8.2.4 du présent chapitre, ayant pour objet la modulation du temps de travail des salariés à temps plein.

Passage à temps partiel
Article 11.2
En vigueur étendu

Priorité d’accès des salariés à temps complet
Article 11.2.1
En vigueur étendu
Sont prioritaires pour l’attribution d’un emploi ressortissant à leur catégorie professionnelle ou d’un emploi équivalent, les salariés à temps complet souhaitant occuper un emploi à temps partiel dans le même établissement ou la même entreprise. Pour la mise en oeuvre de cette priorité, les emplois disponibles sont portés à la connaissance du personnel, soit par affichage, soit par lettre remise en main propre contre décharge, soit par lettre recommandée avec accusé de réception.

Passage à temps partiel demandé par le salarié
Article 11.2.2
En vigueur étendu
Le salarié à temps complet qui désire accéder à un emploi à temps partiel doit formuler sa demande à l’employeur, soit par lettre remise en main propre contre décharge, soit par lettre recommandée avec accusé de réception en précisant la durée du travail souhaitée.
L’employeur est tenu de répondre au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la demande. Celle-ci ne peut être refusée que si l’employeur justifie de l’absence d’emploi disponible ressortissant à la catégorie professionnelle du salarié ou de l’absence d’emploi équivalent ou s’il peut démontrer que le changement d’emploi demandé aurait des conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de l’entreprise.

Passage à temps partiel pour difficultés économiques demandé par l’employeur
Article 11.2.3
En vigueur étendu
Lorsque l’employeur envisage la réduction de la durée du travail d’un salarié à la suite de difficultés économiques, il en informe celui-ci par lettre recommandée avec accusé de réception. Celle-ci informe le salarié qu’il dispose de 1 mois à compter de sa réception pour faire connaître son refus. A défaut de réponse dans le délai de 1 mois, le salarié est réputé avoir accepté la modification proposée.

Passage à temps complet
Article 11.3
En vigueur étendu
Sont prioritaires pour l’attribution d’un emploi ressortissant à leur catégorie professionnelle ou d’un emploi équivalent les salariés à temps partiel souhaitant occuper un emploi à temps complet dans le même établissement ou la même entreprise.
Pour la mise en oeuvre de cette priorité, les emplois disponibles sont portés à la connaissance du personnel, soit par affichage, soit par lettre remise en main propre contre décharge, soit par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le salarié à temps partiel qui désire accéder à un emploi à temps complet doit formuler sa demande à l’employeur, soit par lettre remise en main propre contre décharge, soit par lettre recommandée avec accusé de réception en précisant la durée du travail souhaitée.
L’employeur est tenu de répondre au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la demande. Celle-ci ne peut être refusée que si l’employeur justifie de l’absence d’emploi disponible ressortissant à la catégorie professionnelle du salarié ou de l’absence d’emploi équivalent ou s’il peut démontrer que le changement d’emploi demandé aurait des conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de l’entreprise.

Statuts
Article 11.4
En vigueur étendu

Généralités. # Temps partiel

Article 11.4.1
En vigueur étendu
Les salariés à temps partiel bénéficient, au prorata de leur temps de travail effectif, des droits et avantages légaux et conventionnels accordés aux salariés à temps complet. La rémunération de base des salariés à temps partiel est proportionnelle à celle des salariés qui, à qualification égale, occupent à temps complet un emploi équivalent dans l’entreprise (1).
(1) Phrase étendue sous réserve de l’application des dispositions du troisième alinéa de l’article L. 212-4-5 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Formation
Article 11.4.2
En vigueur étendu
Les salariés à temps partiel doivent pouvoir accéder, au cours de leur carrière dans l’entreprise ou dans l’établissement, aux mêmes possibilités de formation professionnelle et de promotion que les salariés à temps complet.

Contrôle de la durée du travail et des prestations à domicile
Article 12
En vigueur étendu

Contrôle des heures
Article 12.1
En vigueur étendu
L’employeur met en place un système de contrôle et de décompte des heures de travail accomplies. La durée du travail sera décomptée quotidiennement, par tous moyens d’enregistrement (badgeuse, pointeuse, cahier d’émargement signé par chaque salarié), au début et à la fin de chaque période de travail.
L’employeur mettant en oeuvre un système de modulation :
# établit en début de semaine civile une fiche d’horaire hebdomadaire remise à chaque salarié concerné. Au terme de chaque semaine civile le salarié remet ladite fiche en précisant les écarts éventuels entre le planning annoncé et les heures réellement effectuées ;
# annexe au bulletin de paie le récapitulatif hebdomadaire de l’horaire de travail.
En cas de désaccord, l’employeur et le salarié émettent leurs réserves respectives.

Contrôle des jours de congé RTT
Article 12.2
En vigueur étendu
Le contrôle des journées liées à l’aménagement et à la réduction du temps de travail s’effectue sur un registre spécial mentionnant la prise des jours de réduction du temps de travail et émargé par chaque salarié. De même, le nombre de jours pris dans le mois ainsi que le cumul correspondant figure sur le bulletin de paie ou sur un document annexé à celui-ci.

Contrôle des prestations à domicile
Article 12.3
En vigueur étendu
Dans le cas où les prestations de coiffure et d’esthétique sont effectuées hors de l’entreprise, au domicile ou tout lieu d’hébergement du client, une fiche par client en triple exemplaire doit être établie et comporter les mentions suivantes :
1. Identification du client :
# nom ;
# adresse.

2. Identification de l’entreprise :
# raison sociale ;
# adresse ;
# numéro de SIRET ;
# numéro de SIREN.

3. Identification du salarié :
# nom ;
# prénom.

4. Prestations effectuées :
# date ;
# heure prévue du rendez-vous ;
# heure de départ pour se rendre chez le client ;
# heure d’arrivée du salarié ;
# heure de départ du salarié de chez le client.

5. Mode de paiement :
# chèque, numéro ; montant ;
# espèces ; montant ;
# autres ; montant.

6. Détail du montant de la prestation :
# montant de la prestation réalisée TTC, service compris ;
# forfait déplacement :

# total TTC ;
# taux de TVA incluse, soit 19,6 %.
Signature du client ; signature du salarié.
La fiche journalière est signée par le client et par le salarié dont 1 exemplaire est remis au client et à l’employeur, 1 exemplaire est conservé par le salarié.
Il est de la responsabilité de l’employeur de mettre à la disposition du salarié concerné ladite fiche journalière. A défaut d’enregistrement de l’heure de début et de fin de chaque période de travail auprès de chaque client, le contrat de travail à temps partiel est réputé conclu à temps complet et ouvre droit forfaitairement, sauf cas d’absence pour maladie, maternité ou accident du travail, au salaire horaire conventionnel multiplié par la durée légale mensualisée, et ce nonobstant les dispositions contractuelles liant les parties.

Conservation des moyens de contrôle
Article 12.4
En vigueur étendu
Les supports matériels des moyens d’enregistrement et de contrôle requis par le présent titre seront conservés par l’entreprise au même titre que les bulletins de salaire.

Congés payés. # Congés pour événements personnels
Article 13
En vigueur étendu

Congés payés annuels
Article 13.1
En vigueur étendu
Tout salarié qui, au cours de l’année de référence (1er juin au 31 mai), justifie avoir été employé chez le même employeur pendant un temps équivalent à 1 mois de travail effectif, a droit à un congé dont la durée est déterminée à raison de 2 jours et demi ouvrables par mois de travail, sans que la durée totale du congé exigible puisse excéder 30 jours ouvrables. Sont assimilées à 1 mois de travail effectif pour la détermination de la durée du congé les périodes équivalentes à 4 semaines ou 24 jours de travail. Lorsque le nombre de jours ouvrables calculé conformément aux dispositions ci-dessus n’est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur.
La durée des congés pouvant être pris en 1 seule fois ne peut excéder 24 jours ouvrables. Le congé principal, d’une durée au plus égale à 24 jours ouvrables, pourra être fractionné par l’employeur avec l’agrément du salarié, une des fractions, attribuée pendant la période allant du 1er mai au 31 octobre, devant être au minimum de 12 jours ouvrables (1).
Les jours de congé pris en dehors de la période allant du 1er mai au 31 octobre donnent lieu à l’attribution du ou des jours supplémentaires pour fractionnement, dans les conditions prévues à l’article L. 223-8 du code du travail :
# 2 jours ouvrables, lorsque le nombre de jours de congés pris en dehors de cette période est au moins égal à 6 ;
# 1 jour ouvrable, lorsque le nombre de jours de congés pris en dehors de cette période est compris entre 3 et 5.
Les jours de congé dus en sus de 24 jours ouvrables (5e semaine) ne sont pas pris en compte pour l’ouverture du droit à ce supplément.
Lorsque le fractionnement du congé principal résulte d’une demande du salarié, ce dernier perd les jours de congés supplémentaires pour fractionnement. Cette règle est subordonnée à une demande écrite du salarié.
La période de congé s’étend sur toute l’année. L’ordre des départs en congé devra être communiqué aux salariés au minimum 2 mois à l’avance. A défaut du respect de ce délai, le refus d’un salarié d’accepter les dates de congé qui lui sont notifiées ne sera pas considéré comme fautif.
Les dates de congés pourront cependant être modifiées, sans respect de ces délais de prévenance, en cas de circonstances exceptionnelles.
L’indemnité de congés payés est égale au 1/10 de la rémunération perçue par le salarié au cours de la période de référence sans pouvoir être inférieure au montant de la rémunération qui aurait été perçue pendant la période de congé par le salarié s’il avait continué à travailler.
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions du second alinéa de l’article L. 223-8 du code du travail, aux termes desquelles, en cas de fractionnement du congé principal d’une durée supérieure à 12 jours ouvrables et au plus égale à 24 jours ouvrables, une fraction doit être au moins de 12 jours ouvrables continus compris entre 2 jours de repos hebdomadaires (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Congés pour événements personnels
Article 13.2
En vigueur étendu
En vertu des dispositions de l’article L. 226-1 du code du travail, les congés pour événements personnels sont les suivants :
# 3 jours pour la naissance d’un enfant ou l’arrivée d’un enfant adopté (non cumulable avec le congé maternité et les différents congés mentionnés aux articles L. 122-26 et L. 122-26-1 du code du travail ) (1).
# 4 jours pour le mariage du salarié ou pour la conclusion d’un pacte civil de solidarité (PACS) par le salarié ;
# 1 jour pour le mariage d’un enfant ;
# 2 jours pour le décès du conjoint ou d’un enfant, ces dispositions s’appliquent aux partenaires liés par un PACS ;
# 1 jour pour le décès du père ou de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une soeur.
Ces congés devront être pris au moment des événements en cause (2). Ils constituent une autorisation d’absence sans réduction de la rémunération et sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel. Ils sont attribués indistinctement sans condition d’ancienneté dans l’entreprise. (1) Termes exclus de l’extension comme étant contraires aux dispositions de l’article L. 226-1 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).
(2) Phrase étendue sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 226-1 du code du travail, telles qu’interprétées par la jurisprudence de la Cour de cassation pour laquelle le jour d’autorisation d’absence accordé n’a pas à être nécessairement pris le jour de l’événement le justifiant, mais pendant une période raisonnable proche de l’événement (Cass. soc. 16/12/1998 Michelin c/ Minchin) (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Congé de paternité

Article 13.3
En vigueur étendu
Les pères salariés bénéficient dans les conditions légales (art. L. 122-25-4 du code du travail) d’un congé de paternité de 11 jours consécutifs (18 jours en cas de naissances multiples) qui doit être pris dans les 4 mois suivant la naissance. Un report est toutefois possible en cas d’hospitalisation de l’enfant ou de décès de la mère. Le salarié doit en avertir son employeur au moins 1 mois avant la date à laquelle il entend prendre son congé, en précisant la date de son retour. Ce congé n’est pas rémunéré par l’employeur.
A la fin du congé, le salarié retrouve l’emploi initialement occupé.

Congé d’adoption
Article 13.4
En vigueur étendu
Le congé d’adoption est ouvert aux salariés auxquels un service départemental d’aide sociale à l’enfance ou une oeuvre d’adoption autorisée confie un enfant en vue de son adoption ou qui adoptent dans la légalité un enfant étranger.
Ce congé peut être pris à partir de l’arrivée de l’enfant à son foyer (ou 7 jours calendaires au maximum avant cette arrivée). Il peut être pris par le père ou la mère adoptifs ou partagé entre eux. Si le congé est pris par un seul des deux parents, il est d’une durée de :
# 10 semaines pour les 2 premiers enfants arrivant au foyer ;
# 18 semaines en cas d’adoption portant le nombre d’enfants au foyer à 3 ou plus ;
# 22 semaines en cas d’adoptions multiples et quel que soit le nombre d’enfants du foyer.
En cas de partage du congé entre les deux parents salariés, la durée maximale du congé est augmentée de 11 jours (18 en cas d’adoptions multiples). Chaque parent prend alors un congé qui ne peut être fractionné en plus de 2 périodes, dont la plus courte doit durer au minimum 11 jours.
Ce congé n’est pas rémunéré par l’employeur.
A la fin du congé, le salarié retrouve l’emploi initialement occupé, assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Jours fériés

Article 14
En vigueur étendu
Tous les salariés bénéficieront de jours fériés chômés sans réduction de leur rémunération mensuelle le 1er Mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Sur les 8 jours restants, l’employeur ne pourra faire travailler ses salariés que 4 jours au maximum. Toutefois, sur appel au volontariat des salariés et par accord écrit, ce maximum de 4 jours fériés travaillés peut être porté à 5 jours.
L’employeur a la possibilité, en cas de jours fériés travaillés, soit de majorer à 100 % les heures effectuées, soit de compenser ledit jour par 1 journée de repos compensateur (1).
Dans le cas d’une rémunération, celle-ci fera l’objet d’une ligne distincte sur le bulletin de salaire. Ce système spécifique de rémunération ou de compensation se substitue aux majorations liées au paiement d’heures supplémentaires (1).
En début d’année, après consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel s’ils existent, l’employeur établit et affiche un calendrier fixé en accord avec les salariés.
En cas de circonstances exceptionnelles (nécessité de service, absence d’un salarié), les dates pourront être modifiées en respectant un délai de prévenance d’au moins 5 jours ouvrables.
Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés ne peuvent pas donner lieu à récupération, ni entraîner une réduction de la rémunération habituellement versée.
Les jours fériés chômés ne pourront s’imputer sur les jours de repos hebdomadaire du salarié, sauf si le jour férié coïncide avec le jour de repos habituel du salarié.
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 222-7 du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Hygiène
Article 15
En vigueur étendu
Toutes les conditions concernant l’hygiène du travail dans les salons de coiffure seront réglées par les textes en vigueur ou à intervenir. Il est notamment prescrit la stricte application du titre VI, section 3, du règlement sanitaire départemental type.

Tenue de travail
Article 16
En vigueur étendu
Si l’employeur impose à son personnel le port de tenues particulières, il devra les procurer à ses frais aux membres du personnel et en assurer le nettoyage. Elles demeureront la propriété de l’employeur.

Maladie
Article 17
En vigueur étendu
En cas d’absence d’un salarié pour maladie ou accident, ce dernier devra, sauf cas de force majeure, prévenir son employeur dans les 48 heures suivant l’arrêt de travail, par lettre recommandée avec avis de réception ou par remise directe de l’arrêt de travail contre reçu. En cas d’hospitalisation, ce délai de 48 heures pourra être prolongé. Si cette absence est supérieure à une durée de 15 jours, le salarié devra, en sus du certificat médical de reprise du travail, être présenté au centre de médecine du travail desservant l’établissement.

Compte épargne-temps
Article 18 (1)
En vigueur étendu
Les entreprises ou établissements de coiffure peuvent mettre en place un compte épargne-temps. Le compte épargne-temps a pour finalité de permettre aux salariés d’épargner les droits en temps
afin d’utiliser ceux-ci de façon différée à l’occasion d’un congé de longue ou moyenne durée, ou d’anticiper un départ en retraite ou préretraite totale ou partielle.
Le compte épargne-temps est ouvert à tout salarié ayant une ancienneté d’au moins 6 mois dans l’entreprise ou établissement de coiffure.

Il peut être alimenté, à la demande du salarié, dans la limite de 4 ans, par les éléments suivants :
# les jours de repos liés à la réduction du temps de travail dans la limite de la moitié de ces jours au maximum par an ;
# les repos compensateurs de remplacement ;
# et les sommes versées dans le cadre d’un accord d’intéressement, le cas échéant.
Le compte épargne-temps est utilisé pour indemniser en tout ou partie, sur la base du salaire perçu au moment de la prise du congé, des congés non rémunérés d’une durée minimale de 2 mois.
La demande du salarié concernant l’utilisation de tout ou partie du compte épargne-temps est présentée par écrit à l’employeur au moins 3 mois avant la date d’utilisation envisagée. L’employeur donne son accord ou motive sa demande de report d’utilisation dans les 30 jours suivant la demande du salarié.
A défaut de réponse, la demande est supposée acceptée.
A l’issue du congé, le salarié, sauf « congé de fin de carrière », est réintégré dans son précédent emploi ou dans un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.
En cas de rupture du contrat de travail, le salarié perçoit une indemnité compensatrice d’un montant correspondant à ses droits acquis et non utilisés dans le compte épargne-temps à la date de rupture du contrat de travail.
(1) Article étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 227-1 du code du travail. La mise en place du compte épargne-temps (CET) dans les entreprises ou établissements doit en effet s’entendre comme une adhésion, sans ajout ni modification, à l’ensemble des dispositions relatives au CET contenues dans la présente convention (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Intéressement. # Participation. # Epargne
Article 19
En vigueur étendu

Intéressement
Article 19.1
En vigueur étendu
Un accord d’entreprise d’intéressement pourra être mis en place dans toute entreprise de coiffure selon les modalités prévues aux articles L. 441-1 et suivants du code du travail. Les sommes versées au titre de l’intéressement ne pourront se substituer à aucun des éléments de salaire.

Participation
Article 19.2
En vigueur étendu
Dans toute entreprise de coiffure employant habituellement 50 salariés et plus devra être mis en place un accord de participation selon les modalités prévues aux articles L. 442-1 et suivants du code du travail.

Epargne salariale
Article 19.3
En vigueur étendu
Un plan d’épargne entreprise pourra être mis en place par le chef d’entreprise selon les modalités prévues aux articles L. 443-1 et suivants du code du travail.

Chapitre II : Formation
Apprentissage
Article 1
En vigueur étendu

Cadre général de l’apprentissage
Article 1.1
En vigueur étendu
L’apprentissage dans la profession est régi par les articles L. 115-1 et suivants du code du travail. L’organisation et la progression de l’enseignement de la coiffure dans les centres de formation d’apprentis de la coiffure et dans les sections professionnelles des centres de formation d’apprentis seront régies par la convention-cadre passée avec le ministère de l’éducation nationale, conformément aux dispositions des articles R. 116-24 et suivants du code du travail.
Le nombre maximum d’apprentis par salon de coiffure est déterminé par l’arrêté ministériel du 10 mars 1992 pris par application de l’article R. 117-1 du code du travail.
Dans les salons de coiffure dont l’exploitant doit engager une personne qualifiée conformément aux dispositions de l’article 3 de la loi n° 46-1173 du 23 mai 1946, aucun apprenti ne pourra être placé si le contrat de travail conclu avec cette personne qualifiée est un contrat à durée déterminée dont la durée restant à courir est inférieure à celle du contrat d’apprentissage envisagé.

Durée du travail. # Heures de présence des apprentis
Article 1.2
En vigueur étendu
Compte tenu de l’engagement de l’employeur visé à l’article L. 117-7 du code du travail de faire suivre à l’apprenti tous les enseignements et activités organisés par le CFA, compte tenu également de toute modification éventuelle de la durée de présence de l’apprenti au CFA, toute réduction de la durée légale du travail s’imputera sur l’horaire de présence de l’apprenti dans l’entreprise.
Il est rappelé que l’employeur veillera à ce que son apprenti suive tous les enseignements et toutes les activités pédagogiques organisées par le CFA où il l’aura inscrit.
Lorsque, par dérogation à l’article L. 221-5 du code du travail, un salon de coiffure est autorisé à ouvrir le dimanche, les apprentis sous contrat ne pourront en aucun cas être présents ce jour-là dans le salon de coiffure où ils sont employés. Cette absence, non récupérable, n’entraînera pas de réduction de la rémunération.
Lorsque l’apprenti aura passé une journée entière au CFA, son employeur ne pourra exiger sa présence au salon si les cours se terminent avant la fin de la journée de travail. Lorsqu’un apprenti passera une demi-journée au CFA, il ne pourra être présent au salon de coiffure que pendant la moitié du temps de présence inscrit pour ce jour-là sur l’horaire de l’établissement, si la durée du trajet entre le CFA et le lieu de travail n’excède pas une demi-heure. Dans le cas contraire, le temps de déplacement supplémentaire sera déduit du temps de présence dans l’entreprise.
Lorsque l’apprenti aura cours au CFA le lundi, l’employeur ne pourra pas solliciter les services de l’apprenti le samedi de la semaine précédente.
En vertu des dispositions de l’article L. 212-14 du code du travail, la coupure de repas du midi fixée à l’article 8.1.7 de la présente convention est portée à 1 heure pour les jeunes de moins de 18 ans. Il devra, pour ces derniers, être donné collectivement.

Rémunération des apprentis
Article 1.3
En vigueur étendu
(Voir textes salaires)

Durée de l’apprentissage (CAP coiffure)
Article 1.4
En vigueur étendu
La durée de l’apprentissage préparant au CAP coiffure est de 2 années.
Conformément à l’article R. 117-7 du code du travail, elle est réduite de 1 année pour les jeunes 
ayant déjà reçu une formation à temps complet de 1 an dans un établissement d’enseignement technologique.
De même, elle peut être réduite de 1 année afin de tenir compte du niveau initial de compétence du futur apprenti. Ce niveau pourra être évalué par un bilan établi par le centre de formation d’apprentis, en collaboration avec l’organisation professionnelle (1).
(1) Alinéa étendu sous réserve de l’application des dispositions de l’article R. 117-7-3-II du code du travail (arrêté du 3 avril 2007, art. 1er).

Contrat de professionnalisation
Article 2
En vigueur étendu
Un accord global relatif aux dispositifs issus de la loi du 4 mai 2004 a été conclu le 18 mars 2005. Toutefois, les partenaires sociaux, dans le cadre du bilan annuel de l’accord, ont signé un nouveau texte le 13 décembre 2005 qui entrera en vigueur 1 jour franc après la publication de l’arrêté d’extension au Journal officiel, date à laquelle il annulera et remplacera l’accord du 18 mars 2005 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie. Les textes précités figureront en annexe de la présente convention collective.

Formation continue
Article 3
En vigueur étendu

Cadre général de la formation continue
Article 3.1
En vigueur étendu
La formation continue est organisée pour la profession de la coiffure dans le cadre des articles L. 900-1 et suivants du code du travail.

Promotion sociale
Article 3.2
En vigueur étendu
La promotion sociale est organisée pour les jeunes travailleurs dans le cadre du titre V, chapitre II, du code de l’enseignement technique.
Les candidats titulaires du diplôme de niveau V doivent justifier de 2 ans d’exercice du métier pour se présenter aux épreuves du brevet professionnel.
Les candidats non titulaires du diplôme de niveau V doivent justifier de 5 ans d’exercice du métier pour se présenter aux épreuves du brevet professionnel. Sont assimilées comme temps d’exercice effectif dans la profession, au regard des conditions d’admission aux épreuves du brevet professionnel, les périodes de chômage qui ne peuvent excéder :
# 4 mois pour les candidats titulaires du diplôme de niveau V ;
# 8 mois pour les candidats non titulaires du diplôme de niveau V.

Absences pour examen
Article 3.3
En vigueur étendu
Conformément au 3e alinéa de l’article L. 931-1, un congé est accordé au salarié qui en fait la demande pour se présenter aux épreuves d’un examen de l’enseignement technologique de la coiffure d’Etat, ou reconnu par l’Etat. Le salarié doit prévenir son employeur de la ou des dates d’absence dès qu’il aura reçu la convocation aux épreuves. Ce congé constitue une autorisation d’absence sans réduction de la rémunération et est assimilable à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel. Les employeurs sont tenus de respecter les obligations mises à leur charge par les textes précités.

Mutualisation des fonds
Article 3.4.3
En vigueur étendu
Conformément aux articles L. 952-2, alinéa 2, et R. 952-4 du code du travail, les sommes collectées au titre du plan de formation peuvent faire l’objet d’une mutualisation, de façon que les contributions des entreprises de 10 salariés et plus puissent servir au financement d’actions de formation réalisées par les entreprises de moins de 10 salariés.

Collecte des fonds
Article 3.4.4
En vigueur étendu
La collecte des différentes contributions visées par le présent avenant est faite trimestriellement et par avance.

Chapitre III : Emplois et classifications
Rémunération variable individuelle et clause d’objectifs
Article
En vigueur étendu
Définition de l’objectif :
L’employeur fixera à chaque salarié un objectif mensuel minimum à atteindre. Cet objectif mensuel minimum est calculé de la manière suivante : salaire de base conventionnel ou contractuel, calculé sur l’horaire collectif en pratique dans le salon ou l’établissement, majoré des heures supplémentaires si elles existent, multiplié par un coefficient 3, 4.
Définition de la rémunération variable :
Lorsque le chiffre mensuel hors taxes généré par le salarié est supérieur à cet objectif le salarié percevra une part de rémunération variable selon un pourcentage fixé par le chef d’entreprise de la différence entre les deux montants, ledit pourcentage ne pouvant être inférieur à 10 %. Est entendu par chiffre d’affaires hors taxes le montant des prestations individuelles réalisées par le salarié.
Quand elle existe, la part de rémunération variable ainsi déterminée sera versée au salarié chaque mois avec son salaire fixe habituel et fera l’objet d’une ligne distincte sur le bulletin de salaire.
Par ailleurs, il est précisé que l’objectif minimum à atteindre ainsi que le pourcentage défini par l’entreprise doivent être fixés de manière individuelle et personnelle dans le contrat de travail qui en fixera les modalités d’application et éventuellement de révision du pourcentage, sachant que ce dernier ne peut être inférieur au taux fixé ci-avant. Pour les contrats existants, ces dispositions feront l’objet d’un avenant au contrat de travail.
Pour ce qui concerne les salariés déjà concernés par une clause d’objectif et de rémunération variable, ces dernières ne pourront être remises en cause, à l’exception de celles inférieures aux dispositions fixées ci-avant. Dans ce cas, les entreprises disposeront d’un délai de révision de 3 mois à compter de l’entrée en vigueur du présent avenant.
Pour tous les salariés concernés par ces nouvelles dispositions, il ne peut être tenu compte de la rémunération variable dans le calcul du minimum conventionnel.
Sont concernés par ces nouvelles dispositions conventionnelles les salariés visés par les articles 1. 1. 3 et 1. 2. 3 figurant au chapitre III.

Classifications
Article 1er
En vigueur étendu

Classification des employés de l’esthétique-cosmétique
Article 1.2
En vigueur étendu
Dernière modification : (Modifié par avenant n° 12 du 16 juillet 2008, étendu par arrêté du 23 octobre 2008, JORF 30 octobre 2008)

Voir salaires

Présentation des définitions d’emplois
Article 1.2.1
En vigueur étendu
Dernière modification : (Remplacé par avenant n° 12 du 16 juillet 2008, étendu par arrêté du 23 octobre 2008, JORF 30 octobre 2008)

Voir salaires (avenant n° 12 juillet 2008).

Méthode de classement du personnel
Article 1.2.2
En vigueur étendu
Dernière modification : (Remplacé par avenant n° 12 du 16 juillet 2008, étendu par arrêté du 23 octobre 2008, JORF 30 octobre 2008)

Voir salaires (avenant n° 12 du 16 juillet 2008).

Classification. # Employés de l’esthétique et cosmétique
Article 1.2.3
En vigueur étendu
Dernière modification : (Remplacé par avenant n° 12 du 16 juillet 2008, étendu par arrêté du 23 octobre 2008, JORF 30 octobre 2008)

Voir salaires (avenant n° 12 du 16 juillet 2008).

Classification des employés non techniques
Article 1.3
En vigueur étendu

Dernière modification : (Remplacé par avenant n° 12 du 16 juillet 2008, étendu par arrêté du 23 octobre 2008, JORF 30 octobre 2008)
Voir salaires

Classification des cadres et agents de maîtrise
Article 1.4
En vigueur étendu

Classification. # Agents de maîtrise et cadres administratifs
Article 1.4.3
En vigueur étendu

DÉFINITION DES EMPLOIS
COEF.
I. # AGENTS DE MAÎTRISE
1. Secrétaire de direction
230
2. Comptable : doit faire preuve de connaissances suffisantes pour tenir les livres légaux nécessaires à la comptabilité générale et commerciale et être capable de dresser le bilan sous les directives d’un chef comptable ou d’un expert-comptable
240
3. Attaché de direction
250
4. Chef de service administratif : dirige sous les ordres d’un cadre supérieur ou du chef d’entreprise un service aux attributions délimitées
285
4. Directeur commercial d’un établissement comportant de 11 à 15 salariés
285
5. Chef du personnel : agit par délégation de la direction pour l’embauche et le licenciement du personnel et les relations sociales avec celui-ci ou ses représentants
295
5. Comptable qualifié susceptible de conduire toutes les opérations de comptabilité d’entreprise jusqu’au bilan
295
6. Directeur commercial d’un établissement comportant plus de 15 salariés
305
II. # CADRES ADMINISTRATIFS
Directeur administratif : assure la coordination de plusieurs services d’une entreprise sous la direction du chef d’entreprise ou d’un cadre supérieur
330
POSITIONS SUPÉRIEURES
Elles comprennent des cadres ou assimilés occupant des positions hiérarchiques supérieures à celles rangées dans les positions types précédentes. Des accords individuels assureront à chacun des collaborateurs intéressés un coefficient et des appointements en rapport avec les fonctions qu’ils exercent
330 et au-dessus
Classification. # Agents de maîtrise et cadres de l’esthétique-cosmétique
Article 1.4.4
En vigueur étendu
DÉFINITION DES EMPLOIS
COEF.
I. # AGENTS DE MAÎTRISE
CATÉGORIE A
Directeur ou directrice du service d’esthétique-cosmétique d’un salon de coiffure ayant moins de 6 opérateurs sous ses ordres
235
CATÉGORIE B
Directeur ou directrice du service d’esthétique-cosmétique d’un salon de coiffure ayant moins de 12 opérateurs sous ses ordres
290
II. # CADRES
Directeur ou directrice du service d’esthétique-cosmétique d’un salon de coiffure ayant moins de 12 opérateurs sous ses ordres
330 
Primes d’ancienneté
Article 2
En vigueur étendu
Le présent article s’applique à l’ensemble des salariés visés au présent chapitre.
Au titre de l’ancienneté, il sera ajouté au salaire minimum garanti conventionnel ou contractuel une prime d’ancienneté, calculée de la manière suivante :

La prime d’ancienneté doit faire l’objet d’une ligne distincte sur le bulletin de paie. A défaut, celle-ci sera considérée ne pas avoir été payée.
Lorsque le salaire et les accessoires de salaire nécessitent l’attribution d’un complément calculé de façon à porter la rémunération au salaire minimum de croissance, la prime d’ancienneté doit être ajoutée au salaire minimum de croissance.
La prime d’ancienneté est versée au prorata du temps de travail effectif (par rapport à la durée légale du travail) pour les salariés à temps partiel.
L’ancienneté s’entend d’un nombre d’années entières et consécutives dans le même établissement.
ANNÉES D’ANCIENNETÉ dans l’entreprise
MONTANT DE LA PRIME d’ancienneté
A partir de 5 ans
25
A partir de 7 ans
36
A partir de 9 ans
47
A partir de 12 ans
61
A partir de 15 ans
75
Chapitre IV : Dispositions diverses
Article
En vigueur étendu
La durée de la présente convention est indéterminée.
Les parties signataires et adhérentes au sens de l’article L. 132-9, dernier alinéa, du code du travail pourront à tout moment proposer aux autres partenaires sociaux des modifications à la convention. La partie qui demandera la modification devra faire connaître, en même temps, les motifs de sa demande. Les autres parties seront tenues de lui répondre dans un délai de 2 mois à dater de la réception de ladite demande. La demande de modification n’entraînera pas la résiliation de la présente convention.
La dénonciation pour résiliation de la convention pourra être demandée par les parties signataires. Celle-ci doit être notifiée, par pli recommandé 3 mois au moins à l’avance, aux autres signataires et doit donner lieu à dépôt conformément à l’article L. 132-10 du code du travail. La dénonciation pourra porter sur la totalité de la convention ou sur certains de ses articles seulement. Sauf conclusion d’un accord de substitution, la convention ou les articles dénoncés resteront en vigueur pendant 1 année, conformément aux dispositions de l’article L. 132-8 du code du travail.
La présente convention collective entrera en vigueur 1 jour franc après la publication de l’arrêté d’extension, date à laquelle elle annulera et remplacera la convention collective nationale de la coiffure du 18 mars 2005.
Le présent accord sera fait en un nombre suffisant d’exemplaires pour être remis à chacune des parties contractantes et déposé auprès de la direction des relations du travail et du secrétariat du greffe du conseil des prud’hommes de Paris, dans les conditions prévues par le code du travail, en vue de son extension. 

Source: Legifrance

 

François Brouard